jeudi 9 septembre 2010

Rentrée Littéraire


Tous à vos cartables, pliez l’échine, le compte à rebours a commencé.

Amélie Nothomb est déjà à son pupitre, elle a déposé ses fruits sur le bois. Bien en avance.

Bret Easton Ellis aiguise ses crayons. On espère pour le bien être de notre digestion future qu’il ne les enfoncera pas là où on pense. Cette fois.

Michel Houellebecq révise ses cours de géographie. Son chien a mâché ses copies pendant l’été.

On attend les intrigues de fond de classe de Virginie Despentes avec un peu moins d’impatience mais ce très cher Enard devrait réussir à nous faire garder le sourire.

De son côté, Echenoz a renoncé à l’EPS pour la techno et la physique. Il a hâte de commencer et nous aussi. Il devrait être là d'une semaine à l'autre.

Dès son arrivée, on part sécher les cours avec Jim Harrisson. Parce que oui, de toute façon, sa Buick est garée devant le collège, prête à démarrer.

vendredi 20 août 2010

Summer Storm


Il y a quelques gouttes sur le mois d’août. Et le forum des images est fermé. Alors on part acheter des fleurs par dizaines de bouquets. On remplit le métro avec des gardénias, des roses roses, des chardons bleus et d’autres encore, dont on taira le nom.

Et oui, le forum des images est fermé. On aurait bien vu Mes petites amoureuses. On invente des scènes qui n’ont jamais existé. On s’ennuie un peu. Parce que c’est plus joli que le vélib’, on part faire de la bicyclette. On espère crever un pneu, et faire comme dans Les aventures de Reinette et Mirabelle. Mais il se met à pleuvoir. Pas qu’un peu.

Les fleurs sont mises à l’abri et on murmure au-dessus d’elles. Elles s’endorment et on organise une grande fête. Reinette et Mirabelle sont bien sûr conviées. Mes petites amoureuses aussi. Les éclairs passent entre les lattes du plancher où tout le monde danse. Ça pourrait être l’Oklahoma. Ou l’Ohio. Plus sûrement Moscou.
Paris au mois d’août, la belle aventure.

dimanche 15 août 2010

William Kentridge - Automatic Writing


(Click on the title please)


Les projecteurs s’éteignent, d’autres s’allument. Les musées savent parfois former des labyrinthes où des japonaises élégantes prennent garde de ne pas marcher sur les doigts des visiteurs.
Car nous nous sommes éparpillés, au sol, dans la pièce. Nos regards s’égarent, font échos aux films qui s’égrainent sur les écrans multiples. Des fourmis passent sur l’un d’eux, forment des lignes en pointillés. William Kentridge joue au magicien d’Oz et fait voler chaque élément de son atelier. Ici une chaise sur un doigt, ailleurs des feuilles blanches. Un café efface ses traces par un procédé usé de rétrospective, traces oubliées sur lesquelles on écarquille, pourtant, toujours autant les yeux.
Le noir et blanc des tyrans est cruel mais joue son rôle à la perfection. On s’endormirait bien dans la berceuse des longues lignes sombres.
Et puis ce fût un beau dimanche pluvieux.

vendredi 2 juillet 2010

Sur la coupe du monde (par Des Ouistitis)

L’équipe de football arrive en Afrique du Sud.
C’est un pays rouge et vert, de pastèques et de fougères, de lions et d’hippopotames.
Les joueurs ouvrent leurs grandes bouches roses, et le vert et le rouge, piquent leurs langues, piquent leurs yeux.
Sur la terrasse ce soir, les joueurs boivent des jus de pamplemousse servis par des majordomes, Alfred ou Nestor, des noms de blancs sur des peaux noirs.
Les poissons longent les rives, fins comme des lignes bleues qui tracent vers la mer.

lundi 28 juin 2010

vendredi 4 juin 2010

mardi 1 juin 2010

mardi 4 mai 2010

Anyway we are going to be burn alive



Parce qu’il n’y a plus personne et que chacun devient un Calamity Jane, nous allons tous, de toute façon, finir brûlés vifs.

Et qu’il faut du feu pour parvenir au blanc, c’est-à-dire à un ralentissement complet et parfait du métabolisme. Sans que tout cela ne devienne trop sombre.
Il faudrait vous narrer l’histoire des villes qui commencent par W :
Wittenberge, Winterthur, la liste est longue.
La fin du monde s’achève-t-elle sur une montagne appelée Z ?
En attendant, il faut battre les morts tant qu’ils sont froids. Et faire risette aux vivants.

Dans un village A, une petite fille en manteau rouge écrit sur les murs de la ville, mot après mot (à la bombe blanche, évidemment) :
« Ici, chacun cherche son temps ». Son moment. Un espace où se mouvoir, un mouvement toujours, mais plus largement.